Isolation

Isolation des combles : perdus ou aménagés, quelle technique choisir ?

Mis à jour le 3 min de lecture

Laine de verre posée entre les montants d’une ossature en bois
Photo : Erik Mclean sur Unsplash

La chaleur monte : dans une maison mal isolée, le toit est l’une des principales sources de déperditions. L’isolation des combles est souvent le premier chantier conseillé, parce qu’elle est relativement simple à réaliser et qu’elle améliore le confort en hiver comme en été. La technique dépend d’abord d’une question : vos combles sont-ils perdus ou aménagés ?

Combles perdus ou aménagés ?

  • Combles perdus : l’espace sous la toiture n’est pas habitable (hauteur trop faible, charpente encombrante). On isole alors le plancher du grenier, pas la toiture.
  • Combles aménagés : l’espace est habité ou le sera (chambre, bureau). On isole sous la toiture, c’est-à-dire les rampants.

L’ADEME résume la règle : si vos combles sont perdus, isolez le plancher du grenier et non les rampants ; s’ils sont aménagés, isolez impérativement sous les rampants.

Isoler des combles perdus

Par soufflage

Un isolant en vrac (laine minérale, ouate de cellulose, par exemple) est projeté à la machine sur le plancher, en couche épaisse et régulière. C’est la technique la plus courante quand les combles sont peu accessibles ou que le plancher est irrégulier.

Par déroulage

Des rouleaux ou des panneaux d’isolant sont posés à la main sur le plancher, souvent en deux couches croisées pour éviter les ponts thermiques. Adaptée aux combles accessibles et dégagés.

Dans les deux cas, l’artisan doit traiter les points sensibles : trappe d’accès isolée, écart de sécurité autour des conduits de fumée et des spots encastrés, protection des gaines électriques, pare-vapeur si nécessaire.

Isoler des combles aménagés

L’isolation se fait sous les rampants : entre les chevrons, puis sous les chevrons, avant la pose d’un parement (plaques de plâtre, lambris). Un pare-vapeur ou une membrane d’étanchéité à l’air côté intérieur protège l’isolant de l’humidité.

Quand la toiture doit être refaite, une autre solution consiste à isoler par l’extérieur (technique dite « sarking ») : l’isolant est posé sur les chevrons, sous la couverture. Elle préserve le volume intérieur mais suppose de déposer les tuiles ou les ardoises.

Bien choisir son isolant

Ce qui compte pour la performance, c’est la résistance thermique (notée R, en m².K/W) : plus elle est élevée, plus l’isolation est efficace. Elle dépend du matériau et de son épaisseur. Pour bénéficier des aides, une résistance minimale est exigée : demandez à l’artisan de l’indiquer sur le devis.

Les isolants les plus courants sont les laines minérales (verre, roche), les isolants biosourcés (ouate de cellulose, fibre de bois, laine de chanvre) et les isolants synthétiques. Les isolants biosourcés sont souvent appréciés pour le confort d’été.

Isolation et ventilation vont ensemble

Une maison mieux isolée garde mieux la chaleur, mais aussi l’humidité. L’ADEME rappelle qu’une isolation doit aller de pair avec une ventilation efficace, par exemple une VMC hygroréglable ou double flux. Si votre logement n’est pas ventilé, prévoyez-le avec l’isolation.

Quelles aides pour isoler ses combles ?

À la date de mise à jour de ce guide, d’après service-public.gouv.fr :

  • Prime énergie (CEE) : versée par les fournisseurs d’énergie pour l’isolation, sous conditions techniques. Acceptez l’offre avant de signer le devis.
  • Éco-prêt à taux zéro : l’isolation de la toiture fait partie des travaux financés, jusqu’à 15 000 € pour une seule action.
  • MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur : l’isolation de la toiture ou du plancher des combles perdus est l’un des postes d’enveloppe pris en compte, dans un projet global qui fait gagner au moins deux classes sur le DPE. L’isolation ne figure pas dans la liste du parcours par geste en métropole.

Dans tous les cas, l’entreprise doit être RGE. Méfiez-vous des démarchages : le démarchage téléphonique pour des travaux de rénovation énergétique est interdit.

Avant de demander vos devis

Précisez le type de combles, leur accès, la surface approximative au sol et l’état de l’isolant existant s’il y en a un. Les artisans pourront ainsi proposer une technique adaptée et des devis comparables (matériau, épaisseur, résistance thermique).

Questions fréquentes

Combles perdus ou aménagés : quelle différence pour l’isolation ?

Dans des combles perdus (non habitables), on isole le plancher du grenier. Dans des combles aménagés (habitables), on isole sous la toiture, entre et sous les chevrons, ce qu’on appelle les rampants.

Qu’est-ce que l’isolation par soufflage ?

C’est une technique pour les combles perdus : un isolant en flocons (laine minérale, ouate de cellulose, par exemple) est projeté à la machine sur le plancher des combles, en couche régulière. Elle convient bien aux combles peu accessibles.

Faut-il ventiler après avoir isolé les combles ?

Oui. Un logement mieux isolé retient davantage l’humidité intérieure : l’ADEME rappelle qu’une isolation doit aller de pair avec une ventilation efficace, par exemple une VMC hygroréglable ou double flux.

Quelles aides pour isoler ses combles ?

La prime énergie (CEE) et l’éco-prêt à taux zéro peuvent financer l’isolation, avec une entreprise RGE. L’isolation de la toiture ou du plancher des combles perdus fait aussi partie des postes de MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur.

Sources

Les aides et les règles évoluent : vérifiez-les avant de vous engager, auprès d’un conseiller France Rénov’ (service public gratuit).